Aller au contenu
// BASE DE CONNAISSANCES

D’où vient le rPET qualité alimentaire et pourquoi la source fixe le prix

Deux offres de rPET qualité alimentaire au même prix peuvent recouvrir des risques très différents. La différence tient presque toujours au flux qui alimente la ligne.

Auteur
Robert Karbowy
Date
// 2026.08.31
ID
PC-2608-128
Lecture
5 min
Bouteilles PET transparentes compactées dans une caisse de collecte consignée, vue de dessus
// Sommaire

Deux offres de rPET qualité alimentaire au même prix peuvent recouvrir des risques très différents. Ce qui les sépare tient rarement au procédé du recycleur et presque toujours au flux qui l’alimente. Le PET de bouteilles issu d’une consigne, le PET de bouteilles issu de la collecte sélective et le PET de barquettes thermoformées se comportent différemment sur une ligne de décontamination et se placent à des endroits distincts de la courbe de prix. Deux devis peuvent donc paraître identiques sur la fiche technique et n’offrir pas du tout les mêmes chances qu’une déclaration d’aptitude alimentaire tienne.

Pourquoi le flux de collecte détermine la qualité

Le recyclage destiné au contact alimentaire repose sur la connaissance de l’historique de l’entrant. Un procédé de décontamination est validé face à un niveau et à un type de contamination supposés : plus l’entrant est prévisible, plus la production est défendable.

Un système de consigne s’approche du cas idéal. Les contenants arrivent entiers, largement non souillés, issus d’une catégorie de produits définie, et le système sait ce qu’il a accepté. La collecte sélective livre le même polymère avec bien plus de variation : mêlé à d’autres emballages, parfois avec des résidus, et avec une part d’articles que le tri doit écarter. Les deux peuvent produire une matière apte au contact alimentaire. Ils ne la produisent ni au même rendement ni avec la même charge documentaire.

Notre comparaison des consignes scandinave et polonaise montre à quel point deux systèmes peuvent différer sur la qualité du flux, et les six premiers mois du système polonais montrent ce qu’un nouveau dispositif fait à la matière qui alimentait auparavant le tri municipal.

Les barquettes, la complication absente du devis

Commercialement, le PET n’est pas une seule matière. Le PET de bouteilles et le PET de barquettes thermoformées diffèrent par leur viscosité intrinsèque, et les barquettes portent souvent des structures multicouches, des absorbeurs, des manchons et des adhésifs que les bouteilles n’ont pas.

Une part de barquettes dans un flux bouteilles se manifeste comme une difficulté de transformation plutôt que comme une ligne de spécification : comportement de fusion irrégulier, filtration accrue, perte de rendement. C’est pourquoi « rPET » seul reste une description incomplète, et pourquoi la question utile au fournisseur ne porte pas sur le polymère mais sur la composition de l’entrant.

Ce que cela fait au prix

Fin juin 2026, les paillettes de rPET étaient évaluées entre 1331 et 1341 euros la tonne et les granulés de rPET entre 1718 et 1728 euros la tonne, rendu droits acquittés en Europe du Nord-Ouest. L’écart de près de 390 euros correspond au coût de transformer une paillette lavée en une matière qu’un transformateur peut mettre en œuvre et qu’une évaluation de sécurité alimentaire peut soutenir.

Lisez cet écart comme une question de faire ou faire faire, non comme une remise. Les paillettes ne sont moins chères que pour un acheteur disposant de la capacité d’extrusion, de l’étape de décontamination et des autorisations pour terminer le travail. À défaut, acheter des paillettes déplace le coût au lieu de le réduire, et déplace la charge de conformité avec lui.

La demande pour cette qualité est aussi plus étroite que les titres réglementaires ne le laissent croire. Les bouteilles de boisson en PET doivent contenir au moins 25 % de plastique recyclé depuis 2025, mais cette obligation se mesure en moyenne nationale et n’impose aucun chiffre à un embouteilleur donné. L’obligation qui atteint les sites individuels arrive le 1er janvier 2030 avec le règlement sur les emballages : 30 % de recyclé dans les emballages sensibles au contact dont le PET est le composant principal, en moyenne par site de fabrication et par année civile, puis 50 % au 1er janvier 2040.

Quatre questions à poser au fournisseur

  • Quels flux alimentent la ligne ? Consigne, collecte sélective, collecte commerciale ou mélange, et dans quelle proportion.
  • Bouteilles seules, ou bouteilles et barquettes ? Si les deux : quelle part, et comment l’écart de viscosité intrinsèque est maîtrisé.
  • Que couvre l’autorisation pour contact alimentaire ? Le procédé, la spécification d’entrée et l’usage prévu, plutôt que le simple fait qu’une autorisation existe.
  • Que se passe-t-il si le flux change ? Les consignes continuent d’être mises en place et étendues en Europe, et chacune détourne de la matière de ce qui la collectait auparavant.

Le paysage de certification derrière la troisième question est présenté dans notre guide acheteur des certifications du rPET qualité alimentaire. Pour la vue d’ensemble de l’approvisionnement, tous polymères confondus, partez de notre panorama du recyclat post-consommation.

Questions fréquentes

Pourquoi le rPET issu d’une consigne est-il jugé meilleur ?

Parce que l’entrant est plus prévisible. Les contenants arrivent entiers, largement non souillés et issus d’une catégorie de produits définie, ce qui facilite la validation d’un procédé de décontamination.

Le PET de collecte sélective convient-il au contact alimentaire ?

Oui, mais avec davantage de tri, une perte de rendement plus élevée et une charge documentaire plus lourde qu’avec un flux consigné, parce que l’entrant varie davantage.

Pourquoi les barquettes PET posent-elles problème dans un flux bouteilles ?

Le PET de barquettes diffère de celui des bouteilles par sa viscosité intrinsèque et porte souvent des structures multicouches, absorbeurs, manchons et adhésifs. Sur une ligne bouteilles, cela se traduit par une fusion irrégulière, davantage de filtration et une perte de rendement.

Quel est l’écart de prix entre paillettes et granulés de rPET ?

Fin juin 2026, les paillettes étaient évaluées entre 1331 et 1341 euros la tonne et les granulés entre 1718 et 1728, rendu droits acquittés en Europe du Nord-Ouest, soit près de 390 euros d’écart.

À partir de quand un site doit-il atteindre un taux de recyclé ?

À partir du 1er janvier 2030 au titre du règlement sur les emballages, à 30 % pour les emballages sensibles au contact dont le PET est le composant principal, en moyenne par site de fabrication et par année civile, puis 50 % au 1er janvier 2040.

À lire ensuite

// final // commander du recyclat

rPET. rHDPE. rPP.
Livraison UE.

Prêt à commander ? Le réseau Plastic Trader sert les acheteurs FMCG dans plus de 30 pays européens.

→ plastic-trader.com